Nous trouvons dans l’Évangile de ce dimanche, un enseignement de Jésus assez déconcertant qui pourrait nous amener à croire que le Seigneur est injuste.

Il développe la parabole des ouvriers envoyés à la vigne par le maître qui les paye tous à la fin de la journée. Il les paye tous à la fin de la journée.

Il est à noter que l’Évangile nous montre un maître qui embauche à plusieurs reprises : Il sort tôt le matin afin de trouver des ouvriers et s’accorde avec eux sur un salaire d’un denier pour le travail de toute une journée, puis de nouveau vers neuf heures du matin. Il sort ensuite vers midi puis vers trois heures de l’après-midi et fait de même.

Finalement il sort vers cinq heures pour embaucher des désœuvrés.

Le mode de paiement en fin de journée est déconcertant : les ouvriers reçoivent tous le même salaire.
Ceux qui sont embauchés tôt le matin espèrent naturellement recevoir beaucoup plus.

Le maître donne aux ouvriers de la première heure la somme qui était convenue. C’est un acte de justice.

Il se place ensuite dans une autre perspective, celle de la générosité : Le maître veut être généreux avec les ouvriers de la dernière heure.

Ceux-ci n’ont pas mérité le salaire reçu, mais ils en ont besoin pour pouvoir vivre.

Nous devons donc distinguer deux choses : d’une part la justice et d’autre part la générosité envers les nécessiteux.

Nous sommes invités nous aussi à entrer dans la Vigne du Seigneur, lieu de bonheur et d’alliance avec Dieu et avec les autres, symbole de la bonté et de la générosité.

Père Emmanuel Weissan