EDITO DU 28ème  DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – 15 OCTOBRE 2023

Et si ce repas de noce du Fils désignait le repas de l’Eucharistie dans l’Église et pour le monde ?

En tout cas, le texte de ce dimanche nous dit que le royaume des cieux est comparable à un roi qui célèbre les noces de son fils. Toutes et tous y sont invités. Il n’exclut personne. Il envoie ses serviteurs appeler les invités. Affairés par les occupations, ces derniers refusent. Mais le roi insiste et envoie ses serviteurs renouveler l’invitation.

En fait, cette parabole nous invite à approfondir notre compréhension de la messe. La messe, que nous pouvons appeler le repas du Seigneur ou le repas des noces de l’Agneau, est donc le lieu où Dieu, par le renouvellement incessant du sacrifice de son Fils, offre son Royaume, sa Vie à toutes et à tous. Bien sûr, nous n’en sommes pas dignes, pourtant nous y sommes quand même invités. D’ailleurs, ne disons-nous pas à chaque messe « Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ? (Ap. 19, 9)

Ainsi la transcription de la vision apocalyptique de Jean, nous faisant confesser Jésus l’Agneau immolé effaçant nos péchés, que nous trouvons au sommet de la messe, donne au repas de l’eucharistie une visée eschatologique. Le repas eucharistique auquel tous sont invités, n’est autre que l’annonce à tous des noces de l’Agneau dans le ciel. Autrement dit, l’eucharistie est le signe du festin éternel qui nous attend dans la maison du Père.  

Ainsi nous comprenons mieux pourquoi la nouvelle traduction du Missel romain a préféré l’expression « repas des noces de l’Agneau » à celle de « repas du Seigneur ». Selon certains, « le repas du Seigneur » assimilerait trop l’Eucharistie au dernier repas de Jésus. En revanche, « les noces de l’Agneau » nous permet de mieux rendre compte de la dimension d’anamnèse de l’Eucharistie « enracinée dans le passé le jeudi saint, vivante aujourd’hui dans la vie de l’Église et orientée vers la vie du Ciel ».

Père Richardson